La Compagnie des Autobus de Monaco, l'opérateur de bus public de la principauté, a mis en place des tests antidrogue aléatoires pour ses chauffeurs, la première série de tests salivaires ayant eu lieu en juillet après un long processus d'élaboration des protocoles, de consultation des représentants du personnel et d'obtention de l'accord des autorités compétentes. Vingt-cinq chauffeurs ont été testés avant de prendre leur service lors de cette première session, et tous les résultats se sont révélés négatifs.
Cette mesure fait suite à la condamnation, plus tôt en 2026, d'un chauffeur de la CAM reconnu coupable d'avoir conduit sous l'emprise du cannabis, un épisode au cours duquel une passagère âgée avait été gravement blessée lors d'un freinage d'urgence. Cette affaire a poussé l'entreprise à aller au-delà du cadre légal existant, qui ne permettait des tests d'alcoolémie et de dépistage de stupéfiants qu'après un accident ou en cas de signes évidents d'intoxication, vers un programme construit autour de la prévention.
Dans le cadre du nouveau dispositif, les tests sont réalisés à des heures et des endroits aléatoires et permettent de détecter le cannabis, la cocaïne, les amphétamines, les méthamphétamines et les opioïdes, le CBD étant exclu du dépistage. Les résultats sont disponibles en quelques minutes, un résultat positif est confirmé par une analyse en laboratoire, et un chauffeur qui refuse de se soumettre au test est considéré comme ayant obtenu un résultat positif. Les cas impliquant des médicaments prescrits sont examinés individuellement avec des spécialistes de la médecine du travail plutôt que traités comme des infractions automatiques.
La CAM a acheté 200 tests au total, à administrer progressivement jusqu'à la mi-2027, et un résultat positif confirmé peut entraîner des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'au licenciement. Le programme rapproche l'approche monégasque des tests aléatoires plus étendus déjà pratiqués en France voisine, faisant de la sobriété des chauffeurs un élément vérifié de façon routinière plutôt qu'uniquement après qu'un incident s'est déjà produit.

