UBS a introduit son Women's Investment Circle à Monaco, étendant à la clientèle de la principauté un programme d'éducation financière déjà déployé au Royaume-Uni, en Australie et aux États-Unis. Le format se veut structuré plutôt que ponctuel : sept séances qui partent des bases de la compréhension des femmes en tant qu'investisseuses jusqu'à l'importance d'investir tôt, la dernière séance étant consacrée à la mise en pratique à travers des stratégies d'allocation d'actifs et d'allocation tactique.

Le principe du programme est explicitement pensé par des femmes pour des femmes, autour de l'idée que les femmes qui envisagent des décisions d'investissement recherchent souvent un cadre différent de celui d'un séminaire client classique, un cadre réunissant des pairs confrontées à des questions similaires plutôt qu'un public générique. UBS cite des chiffres internes montrant que les femmes représentent désormais près de 45 % de sa clientèle dans certaines régions, présentant le lancement monégasque comme un ajustement à la réalité de sa propre clientèle plutôt que comme une simple offre de niche.

Les propres recherches de la banque viennent étayer cette démarche. UBS met en avant des résultats montrant que les femmes qui s'engagent activement dans l'investissement surpassent souvent leurs homologues masculins une fois qu'elles s'y mettent, et que les investisseuses privilégient généralement un conseil global, fondé sur la confiance, plutôt qu'une relation transactionnelle avec un gérant de fortune, une préférence que le format en sept séances est conçu pour respecter plutôt que pour bousculer.

Monaco n'est pas la dernière étape du programme. UBS a annoncé de nouvelles extensions en Europe et en Amérique latine à la suite du lancement monégasque, plaçant la clientèle fortunée et très internationale de la principauté comme l'un des terrains d'essai parmi d'autres, plutôt que comme un marché isolé que la banque aurait simplement atteint en premier.