Le prix résidentiel moyen à Monaco a atteint 57 569 euros le mètre carré en 2026, un chiffre qui maintient la principauté dans la position qu'elle occupe depuis des années, celle du marché immobilier résidentiel le plus cher au monde. À ce tarif moyen, un acheteur disposant d'un million d'euros peut espérer acquérir environ seize mètres carrés d'espace habitable, soit moins qu'une chambre d'hôtel classique.

Le volume du marché a suivi le rythme de ses prix. Les transactions en 2026 totalisent environ 5,9 milliards d'euros sur 493 ventes enregistrées, et le volume des ventes résidentielles a bondi de plus de moitié au deuxième trimestre 2025 par rapport à l'année précédente, preuve que les prix élevés n'ont pas freiné la demande comme ils pourraient le faire sur un marché moins singulier.

Le seul quartier de Monte-Carlo a représenté 164 de ces transactions, soit 38 % du total des reventes, et a franchi pour la première fois le seuil du milliard d'euros de valeur cumulée. Le Larvotto, un quartier littoral plus petit construit en grande partie sur des terrains gagnés sur la mer, s'est imposé comme la poche la plus chère de la principauté, avec un prix moyen au mètre carré de 71 167 euros, le seul quartier de Monaco à franchir le seuil des 70 000 euros.

Un nouveau palier est également apparu tout en haut du marché : les biens ultra-luxe se négocient désormais au-dessus de 100 000 euros le mètre carré, et une résidence se serait vendue plus de 550 millions de dollars, l'une des plus importantes transactions résidentielles individuelles jamais enregistrées où que ce soit. Les analystes qui suivent ce marché décrivent 2026 comme une année qui s'annonce record sur presque tous les indicateurs, de la valeur totale des transactions au nombre de ventes dépassant le seuil de l'ultra-luxe.