L'homme d'affaires ukrainien Vadym Yermolaiev a été blessé fin juin par l'explosion d'un engin télécommandé devant l'entrée de son immeuble à Monaco, une attaque qui a également fait deux blessés parmi ses proches, dont l'un dans un état jugé critique. Le mode opératoire, un dispositif déclenché à distance, laisse penser que plusieurs personnes ont été impliquées dans sa préparation.

Yermolaiev a bâti sa fortune à la tête du groupe Alef, actif dans l'immobilier commercial, l'industrie et l'agriculture. L'Ukraine l'a inscrit sur sa liste de sanctions en 2023 en raison de ses liens avec la Russie, et il avait renoncé à sa nationalité ukrainienne plusieurs années auparavant.

Les soupçons se sont rapidement portés sur Anastasiia Berezovska, une Ukrainienne de 39 ans résidant en Allemagne, présentée comme liée à la préparation de l'attentat. Elle a depuis été retrouvée morte en Ukraine, tuée par balle à la tête. Un officier du renseignement militaire ukrainien a reconnu l'avoir abattue, avec l'aide d'un ancien policier, affirmant avoir agi de sa propre initiative et à l'insu de sa hiérarchie. Les deux hommes ont été placés en détention, soupçonnés de meurtre.

Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a indiqué avoir constaté des transferts répétés de cryptomonnaies et de fonds des deux suspects vers Berezovska, et des enquêteurs ont retrouvé des douilles de pistolet usagées sur les lieux de sa mort. Un sous-sol appartenant à l'ancien policier semblait avoir servi de lieu de détention et d'interrogatoire. Le SBU a précisé poursuivre son enquête pour identifier les commanditaires de l'attentat de Monaco.